27/07 : Machu Picchu (prononcer "matchou piktchou")
Il est 3h du matin et déjà l'hôtel grouille de randonneurs plus ou moins discrets, prêts à s'attaquer à l'ascension menant à l'entrée du Machu Picchu de nuit (400 m de dénivelé environ), pour être les premiers à l'ouverture du site à 6h et profiter du lever de soleil. De notre côté, on a décidé de s'économiser un peu physiquement et de gagner plus d'une (précieuse) heure de sommeil en prenant le bus pour rejoindre l'entrée du site (20 NS / pers. pour l'aller simple !). On se rendort donc tant bien que mal, malgré le brouhaha perpétuel, et lorsque je me réveille un peu miraculeusement à 4h30, il ne pleut pas du tout et il fait même assez doux pour partir en short. Le hall de l'hôtel est rempli de matelas, accueillant les touristes arrivés tard par le dernier train la veille : une bonne adresse de secours donc, pour les routards cherchant un hôtel à minuit. On part sans même petit-déjeuner à 5h pour acheter nos billets de bus dans la cohue et on parvient à prendre l'une des toutes premières navettes qui grimpent vers l'entrée, sur une piste qui serpente pas mal.
Nous doublons d'ailleurs beaucoup de randonneurs armés de leur frontale ; tout juste le temps de grignoter quelques biscuits et on arrive à l'entrée peu après 6h, où quelques dizaines de personnes font déjà la queue.
Le jour se lève et nous voilà enfin à l'intérieur du site ! Première impression un peu décevante car, outre le flot de personnes déjà présentes (les randonneurs matinaux + les premiers bus), la montagne est plongée dans un épais brouillard qui ne nous permet que de deviner ici ou là quelques ruines éparses, mais aucune vision d'ensemble.
De plus, on veut absolument faire partie des premiers à gravir le Wayna Picchu ("jeune montagne" en Quechua, par opposition à Machu signifiant "vieille"), qui offre un panorama exceptionnel sur l'ensemble des ruines et son environnement montagneux, car l'ascension est limitée à 400 personnes par jour. On doit donc hâter le pas dans le brouillard... la magie de la contemplation du site au lever du soleil, ça ne sera pas pour ce matin ! On découvre quand même quelques bâtiments en pierre impressionnants en traversant les ruines et on arrive au pied du Wayna Picchu vers 6h30. Là, une cinquantaine de personnes attend déjà l'ouverture du sentier aux premiers randonneurs à 7h. Le temps de laisser partir les personnes qui étaient là avant nous, on ne commence l'ascension que vers 8h, toujours dans la brume matinale qui tarde à se lever. La montée est assez difficile, mais pas trop fatigante quand même (dixit le guide du Routard !). Une heure plus tard, on est venus à bout des nombreuses marches glissantes et autres passages un peu vertigineux. Le genou de Soizic a tenu bon ! Malheureusement, la vue est complètement bouchée : on est dans les nuages et de plus en plus de gens affluent au sommet. On distingue parfois furtivement un bout de montagne entre deux nuages, mais rien de plus. Nous attendons patiemment, mais une heure plus tard la situation n'a toujours pas évolué. On se décide alors à redescendre, un peu frustrés, mais les ruines nous attendent !
Le jour se lève et nous voilà enfin à l'intérieur du site ! Première impression un peu décevante car, outre le flot de personnes déjà présentes (les randonneurs matinaux + les premiers bus), la montagne est plongée dans un épais brouillard qui ne nous permet que de deviner ici ou là quelques ruines éparses, mais aucune vision d'ensemble.
Entre deux guides qui nous proposent leurs services à l'entrée, on choisit une femme qui nous inspire plus confiance et qui
Nous redescendons à pied jusqu'à Aguas Calientes, par une enfilade d'escaliers au milieu des arbres, croisant de temps à autres les lacets de la route. Ca commence à faire beaucoup pour le genou de Soizic, mais nous arrivons en bas au courage à la lueur de la frontale. Au passage, on fait quelques emplettes au marché pour se préparer un bon petit dîner dans la cuisine de l'hôtel (soupe et pâtes), excellente alternative aux restos peu recommandables et chers de cette ville décidément très touristique. Pendant qu'on mange dans le hall de l'hôtel, on retrouve les deux Français croisés dans le bus Pisac-Cusco. Ils sont arrivés à Aguas Calientes par le chemin alternatif (via Santa Maria, Santa Teresa et Hydro) : leur trajet depuis Cusco a duré 24h non-stop, avec quelques passages un peu délicats. Bizarrement, ils prendront le train au retour... Ils débutent un tour du monde et nous abreuvent de leurs expériences : "On a déjà fait le Mexique, le Guatemala et l'Equateur". On les remercie poliment et on part se coucher vers 22h. La journée a été longue et intense, un grand merci à Inti de ne pas nous avoir laissés tomber !
(informations détaillées sur le Machu Picchu ici ou là)
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