Mercredi 15 août 2007
Lever 3h30. Tout juste le temps de prendre une douche avant que le taxi n'arrive. Les rues sont désertes, on a bien fait de commander un taxi parce qu'il aurait été difficile d'en trouver un à cette heure matinale. Pas gênés par la circulation, la sortie de Lima est relativement rapide : on emprunte de grandes avenues qui longent des usines, ceintes d'immenses murs et étroitement surveillées par des gardes armés, depuis des miradors. On arrive à l'aéroport peu après 4h, notre avion décollant à 6h30. Les contrôles de sécurité et l'enregistrement des bagages nous prennent presque deux heures. Même pas de petit-dej dans la zone d'embarquement, on trouve les prix trop chers, d'autant plus quand on réalise qu'ils sont affichés en dollars et pas en soles ! Le retour aux standards occidentaux est brutal... On retrouve donc avec joie un paquet de gâteaux au fond de mon sac, avant l'embarquement pour notre premier vol : Lima-Miami. On atteint Miami sans encombre vers midi. Formalités de douane (re-prise d'empreintes digitales et re-prise de photo) avant de repartir vers 16h pour New York, avec une bonne heure de retard. Dans les vols domestiques American Airlines, on paye tout (écouteurs audio, bouffe). Atterrissage vers 19h à l'aéroport J-F Kennedy de New York.

A peine arrivés dans le hall de l'aéroport, nos yeux sont attirés par les écrans qui diffusent CNN en boucle. Edition spéciale : "Major earthquake in Peru, near Pisco". 7,9 sur l'échelle de Richter, le choc... Immédiatement, on pense à tous les gens qu'on a pu croiser au cours de ces derniers jours. Nous-mêmes, deux jours plus tôt, nous prenions le petit-dej au bord de la route Panaméricaine, à quelques kilomètres de Pisco. Le tremblement de terre a eu lieu vers 18h, heure locale, soit 12 heures après notre décollage de Lima. Les témoignages par téléphone se succèdent : le pays semble tombé dans le chaos. Les liaisons routières (dont la route Panaméricaine) sont complètement coupées et les communications sont très difficiles. La ville de Pisco semble durement touchée, mais le bilan est encore très flou. Des spécialistes scientifiques se succèdent à l'écran : certains évoquent le risque d'un tsunami sur toute la côte Pacifique sud-américaine et même jusqu'à l'archipel d'Hawaii ! Sans un dollar en poche, on ne peut même pas téléphoner en France pour rassurer la famille ; de toutes façons, c'est déjà la nuit là-bas, ça attendra bien demain matin, à notre arrivée à Paris.

On finit par embarquer, vers 21h, pour notre dernier vol : New York JFK - Paris CDG. Dans l'avion, mon voisin est un thésard de l'Université d'Orsay qui revient d'un entretien pour un post-doc à San Francisco. On parle un peu des problèmes de la fin de thèse, jusqu'au dîner servi par l'équipage de bord, puis gros dodo jusqu'au petit-dej, au-dessus de l'Ecosse. On atterrit comme prévu à 10h30 à Paris. Petit coup de fil à la famille, en attendant les bagages, pour rassurer tout le monde. Dur dur le retour au RER et au métro parisien, même si c'est assez calme en plein week-end de 15 août. Arrivée chez Florent vers 13h30 ; on transfère toutes nos photos sur son PC et on grave des DVD souvenirs de voyage. Le temps de manger un bout et c'est l'heure des séparations.

Florent, on remet ça quand tu veux amigo !

Je lui souhaite bon courage pour son retour au boulot le lendemain et je rentre à Rennes par le train de 17h. Au programme : un coucou à la famille vendredi, avant le mariage de Charlé & Lulu tout le week-end : pfff... le retour au boulot sera difficile lundi ! (et mardi, et mercredi...)
par JB
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