Dimanche 29 juillet 2007
La nuit sur matelas mousse a été un peu "dure" pour Florent, mais on réussit quand même à s'extraire de nos sacs de couchage vers 8h. Préparation collective d'un guacamole maison, sous la
houlette de Soizic, et on s'enfile un petit-dej royal avec du bon pain acheté la veille. La journée sera consacrée à la visite des ruines incas les plus proches de Cusco, à commencer par la
forteresse de Sacsayhuaman,
qui surplombe la ville. On part
donc à pied en direction de ce lieu sacré où est célébrée tous les ans l'Inti Raymi (fête du soleil) lors du solstice d'hiver (24 juin).
Après plusieurs escaliers et ruelles en pente traversant les faubourgs de Cusco, on arrive sur le site de Sacsayhuaman, environ 200 mètres au-dessus de la ville. Il s'agit d'une immense forteresse constituée de blocs monolithiques, dans le plus pur style inca. Une grande esplanade couverte d'herbe est bordée par une triple muraille impressionnante en zig-zag. On a également un panorama exceptionnel, avec une vue remarquable sur Cusco et l'Ausangate, le point culminant de la région (près de 6400 m !). Nous sommes dimanche et beaucoup d'habitants de Cusco sont là en famille, c'est un peu le parc municipal. Nous prenons notre temps pour la visite, pour bien rentabiliser
notre boleto turistico, rebaptisé "boulet touristique", tant il donne droit d'accès à des sites dont l'intérêt est très
variable (voir ici le programme). Soizic s'arrête une demi-heure pour dessiner une porte inca à l'aquarelle et elle se fait tout plein d'amis
admiratifs parmi les visiteurs et les passants.
Nous nous dirigeons ensuite vers le site de Kenko qui se trouve à moins d'un kilomètre. Il fait chaud et la motivation de la troupe n'est pas énorme : on fait une halte Picon bière dans un jardin fort sympathique. Nous arrivons finalement à Kenko pour découvrir un site constitué de plusieurs tunnels dont le plus profond contient un autel rituel. L'utilité de ce lieu pour les Incas demeure cependant encore assez mystérieuse.
Il est
déjà 15h30 et on part en direction des deux sites suivants : Puka Pukara et Tambomachay. Le chemin pour y arriver est plus long qu'on ne le pensait : nous traversons des champs et des troupeaux
de moutons et chèvres. On ne voit plus Cusco et nous sommes désormais à près de 4000 m, entourés de montagnes, la luminosité de fin de journée conférant une atmosphère particulière.
Enfin, la forteresse de Puka Pukara (fort rouge en Quechua) est en vue, on se lance alors un défi : arriver le premier au sommet de ce monticule, en possession de son boleto turistico non poinçonné. Il va donc falloir ruser pour tromper la vigilance des gardiens du site. Florent et Vincent décident d'approcher les ruines à revers, quitte à se rallonger. Sereinement, Soizic et moi arrivons de front vers l'entrée officielle, mais le gardien, sans doute distrait, ne nous demande pas nos billets. Finalement, j'arrive tranquillement le premier au sommet, coiffant sur le poteau Florent qui s'écroule de dépit, exténué par sa course folle et l'escalade du fort : il est "dégout'man" ! Vince et Soiz arrivent juste après, dans un mouchoir. Le temps que Florent se remette de sa défaite, nous jetons un oeil aux ruines qui n'ont "rien de particulier" (dixit le Routard !). Il s'agit simplement d'une forteresse entourée de quelques maisons.
Le site de Tambomachay se trouve tout près de là : il servait de bains à l'Inca. On s'y rend un peu blasés, pour découvrir un superbe mur au milieu duquel sont taillées plusieurs arrivées d'eau. La provenance de cette eau demeure encore un mystère, le réseau de canalisations étant bien complexe. Un peu fatigués par cette marche, nous rentrons en microbús à Cusco (pointe de fréquentation à 20 personnes à l'intérieur !).

Pour finir en beauté cette journée spéciale "rentabilisation du boulet touristique", on se motive pour aller assister à une représentation de danses folkloriques au Centro Qosqo de Arte Nativo à 19h. N'ayant pas mangé depuis le petit-dej, on est affamés et on a juste le temps de s'enfiler un quart de poulet chacun accompagné de frites, avant d'arriver au spectacle. C'est ici que l'appellation "boulet touristique" prend tout son sens : nous assistons à un enchaînement de danses présentées de manière assez kitsch et manquant singulièrement de spontanéité (notamment du côté des musiciens). Finalement, on revient chez Alba et Wilfredo où l'on nous offre un thé. Soizic en profite pour poser beaucoup de questions sur la culture inca : on apprend énormément de choses. Nous partons alors nous coucher vers 23h en décidant que le lendemain sera consacré à la logistique du voyage, Soiz et Vince ayant prévu de partir le soir pour Arequipa, alors que Florent et moi souhaitons poursuivre notre voyage dans la jungle amazonienne.
Après plusieurs escaliers et ruelles en pente traversant les faubourgs de Cusco, on arrive sur le site de Sacsayhuaman, environ 200 mètres au-dessus de la ville. Il s'agit d'une immense forteresse constituée de blocs monolithiques, dans le plus pur style inca. Une grande esplanade couverte d'herbe est bordée par une triple muraille impressionnante en zig-zag. On a également un panorama exceptionnel, avec une vue remarquable sur Cusco et l'Ausangate, le point culminant de la région (près de 6400 m !). Nous sommes dimanche et beaucoup d'habitants de Cusco sont là en famille, c'est un peu le parc municipal. Nous prenons notre temps pour la visite, pour bien rentabiliser
Nous nous dirigeons ensuite vers le site de Kenko qui se trouve à moins d'un kilomètre. Il fait chaud et la motivation de la troupe n'est pas énorme : on fait une halte Picon bière dans un jardin fort sympathique. Nous arrivons finalement à Kenko pour découvrir un site constitué de plusieurs tunnels dont le plus profond contient un autel rituel. L'utilité de ce lieu pour les Incas demeure cependant encore assez mystérieuse.
Il est
déjà 15h30 et on part en direction des deux sites suivants : Puka Pukara et Tambomachay. Le chemin pour y arriver est plus long qu'on ne le pensait : nous traversons des champs et des troupeaux
de moutons et chèvres. On ne voit plus Cusco et nous sommes désormais à près de 4000 m, entourés de montagnes, la luminosité de fin de journée conférant une atmosphère particulière.Enfin, la forteresse de Puka Pukara (fort rouge en Quechua) est en vue, on se lance alors un défi : arriver le premier au sommet de ce monticule, en possession de son boleto turistico non poinçonné. Il va donc falloir ruser pour tromper la vigilance des gardiens du site. Florent et Vincent décident d'approcher les ruines à revers, quitte à se rallonger. Sereinement, Soizic et moi arrivons de front vers l'entrée officielle, mais le gardien, sans doute distrait, ne nous demande pas nos billets. Finalement, j'arrive tranquillement le premier au sommet, coiffant sur le poteau Florent qui s'écroule de dépit, exténué par sa course folle et l'escalade du fort : il est "dégout'man" ! Vince et Soiz arrivent juste après, dans un mouchoir. Le temps que Florent se remette de sa défaite, nous jetons un oeil aux ruines qui n'ont "rien de particulier" (dixit le Routard !). Il s'agit simplement d'une forteresse entourée de quelques maisons.
Le site de Tambomachay se trouve tout près de là : il servait de bains à l'Inca. On s'y rend un peu blasés, pour découvrir un superbe mur au milieu duquel sont taillées plusieurs arrivées d'eau. La provenance de cette eau demeure encore un mystère, le réseau de canalisations étant bien complexe. Un peu fatigués par cette marche, nous rentrons en microbús à Cusco (pointe de fréquentation à 20 personnes à l'intérieur !).
Pour finir en beauté cette journée spéciale "rentabilisation du boulet touristique", on se motive pour aller assister à une représentation de danses folkloriques au Centro Qosqo de Arte Nativo à 19h. N'ayant pas mangé depuis le petit-dej, on est affamés et on a juste le temps de s'enfiler un quart de poulet chacun accompagné de frites, avant d'arriver au spectacle. C'est ici que l'appellation "boulet touristique" prend tout son sens : nous assistons à un enchaînement de danses présentées de manière assez kitsch et manquant singulièrement de spontanéité (notamment du côté des musiciens). Finalement, on revient chez Alba et Wilfredo où l'on nous offre un thé. Soizic en profite pour poser beaucoup de questions sur la culture inca : on apprend énormément de choses. Nous partons alors nous coucher vers 23h en décidant que le lendemain sera consacré à la logistique du voyage, Soiz et Vince ayant prévu de partir le soir pour Arequipa, alors que Florent et moi souhaitons poursuivre notre voyage dans la jungle amazonienne.

Il fait très chaud, les rues ne sont pas goudronnées (à part les 3 ou 4
avenues principales), les motos et motocarros (rickshaws locaux) ne laissent que peu de place dans les rues aux rares voitures. On se sent un peu dans une ambiance de bord de mer (alors
qu'on est au coeur de la forêt amazonienne) et de vacances... Les gens sont exubérants et montent à quatre sur les motos en tongs et en short. Les filles aussi sont habillées court, voire très
court : la frontière brésilienne n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. L'atmosphère de ville du sud un peu chaotique se confirme quand on commence à chercher notre chemin : les noms de rues
sont aussi bien indiqués que le port du casque à moto est respecté ! On part à la recherche d'une excursion dans la jungle pour 3 jours. La ville n'est pas très jolie, constituée principalement
de petites maisons basses construites en parpaings et tôle ondulée. Puerto Maldonado s'est étendue initialement au bord du
río Madre de Dios pour la collecte du
caoutchouc, avant que la prospection d'or et, plus récemment, l'écotourisme ne se développent.
Fredy nous fait
découvrir quelques espèces endémiques d'arbres et d'animaux (serpents... en cage), avant d'aller faire quelques brasses dans la piscine d'eau de source, à une centaine de mètres des bungallows.
On apprécie d'autant plus ce moment de détente après la nuit dernière et le voyage mouvementé ! Petite bière avant d'aller dîner... on rencontre au bar un groupe de Français qui sont volontaires
dans l'orphelinat dont l'auberge dépend. On mange ensuite tous ensemble à la même table (5 Français, 2 Belges, notre guide Fredy et nous 2) : dîner très sympa et nourriture toujours aussi
excellente. La fatigue nous rattrape vite et, après une petite séance d'observation du magnifique ciel étoilé de l'hémisphère sud, on part se coucher dans un vrai lit (avec moustiquaire) vers
21h30, en rêvant de croix du Sud et de voie lactée...
Ensuite, petit tour dans la réserve d'animaux orphelins qui jouxte le centre. On reste en admiration devant les couleurs vives des aras,
le bec du toucan, la force tranquille du jaguar... Le déjeuner nous est alors servi dans un des bungallows communs du village. Pendant la digestion, certains s'essaient au tir à l'arc amazonien
(arc très sommaire, en bois), pendant que les autres profitent des hamacs à l'ombre pour faire une petite sieste. Puis nous partons sur un petit chemin, au coeur de la forêt, à la découverte de
la
Lever vers 7h, nous retrouvons nos amis belges au
petit-dej. La nourriture, toujours aussi excellente, nous ravit : on s'empiffre de crêpes et on pousse même le vice jusqu'à piquer celles que nos voisins de table ont laissées. La journée sera
consacrée à une longue balade de découverte en forêt, suivie de la descente d'un ruisseau à la rame. Après avoir enfilé nos bottes en caoutchouc, nous voilà prêts, vers 8h, à affronter le sentier
boueux partant de l'auberge, Fredy, notre guide, marchant en tête, la machette à la main. Au fil du chemin, quelques pauses devant les variétés d'arbres les plus étonnantes nous permettent de
prendre conscience de la remarquable biodiversité : arbres qui marchent, lianes, arbres au vertus médicinales... Puis, nous entrons dans une zone marécageuse (aguajal) au milieu de
laquelle poussent de nombreux 
Il s'agit de poulet accompagné de riz parfumé avec poivrons, olives, raisins, le tout
cuit à la vapeur et enveloppé dans une grande feuille de bananier. La feuille a même permis de garder le tout au chaud jusque là... ce déjeuner est un vrai régal des sens ! La forêt amazonienne
nous révèle toujours plus d'odeurs et de bruits mystérieux. Notre guide réagit à chaque cri d'oiseau et nous donne son nom, tantôt en espagnol, tantôt en anglais, et même parfois en langue
indigène... bref, pas facile de s'y retrouver ! On remonte ensuite le ruisseau pour s'arrêter à nouveau dans un endroit où les poissons pululent. Les cannes à pêche sont de sortie, on appâte avec
des morceaux de poulet. Très vite, ça mord... le poulet, mais pas l'hameçon ! Après maintes remontées de lignes infructueuses, Fredy décide de prendre les choses en main... et ça marche ! Il
sauve l'honneur en attrapant une sardine d'une dizaine de centimètres : un peu juste pour le dîner ! Après une heure de pêche, le bilan est bien maigre.
Il s'agit d'une activité
économique importante dans la région, du fait que la principale voie d'accès et de transport demeure le fleuve. Nous passons ensuite au marché local pour faire quelques emplettes. L'urgence,
c'est l'achat de tongs pour moi car mon pied enflé est comprimé dans mes chaussures. Ensuite, nous nous faisons conseiller par Fredy pour le choix de quelques DVD musicaux, dont les clips nous
laisseront un souvenir impérissable ! Dans notre sélection, le groupe Caliente d'Iquitos (
Lorsqu'on retrouve Fredy à 14h, nous tombons
rapidement d'accord pour partir en excursion le lendemain à 5h30 (il s'est rensigné auprès des autorités du Parc Naturel et a réservé une barque). Il nous propose alors de l'accompagner à la
"plage" de Puerto Maldonado : étant à environ 1000 km de la côte, il s'agit en fait d'un étang aménagé pour la baignade, à une dizaine de kilomètres de là. On s'y rend en motocarro (20
minutes) et on profite bien de la baignade, même s'il ne fait pas très chaud (25 °C quand même). On s'amuse ensuite comme des p'tits fous sur le toboggan aquatique : on a du mal à arrêter Fredy !
On boit une petite bière en bordure de plage et on
rentre à Puerto Maldonado avec le même motocarro qui nous a attendus, moyennant quelques soles.
La musique est un savant mélange de rythmes péruviens, brésiliens et boliviens (proximité des trois frontières oblige) : merengue, salsa, cumbia, lambada... La
Brahma (bière brésilienne plutôt légère) coule à flot et tout le monde danse (femmes, hommes, jeunes et moins jeunes). Sur scène, des danseuses assez court vêtues se déhanchent
énergiquement, ambiance caliente ! Entre deux chansons, on assiste à de curieux allers et venues puisque tout le monde va se rasseoir pour quelques secondes, avant de repartir danser à
la chanson suivante. On se retrouve donc seuls, nous touristes, sur la piste de danse désertée, à la fin de chaque morceau, pendant quelques instants. Le petit cours de danse prodigué par Fredy
ne suffit pas : décidément, nous n'avons pas le déhanché très naturel. Le temps passe très vite et il est déjà 1h30 quand on se décide à rentrer. On arrive à l'hôtel à 2h : vite au lit parce
qu'on doit se réveiller à... 5h pour partir au Lago Sandoval !
En chemin,
on fait même quelques achats pour notre petit-dej et pique-nique du midi. Nous embarquons vers 6h sur la barque à moteur qui nous attend comme prévu (100 NS pour l'aller-retour) : le fond de
l'air est frais, mais le spectacle de la nature au réveil est époustouflant. Ca ne nous empêche pourtant pas de sombrer peu à peu dans le sommeil, allongés au fond de la barque. Nous débarquons
vers 7h30, à proximité du Lago Sandoval. Il fait maintenant bien jour et nous arrivons rapidement à l'entrée du Parc Naturel (30 NS / pers.).
Nous partons sur l'étroit
cours d'eau pour une balade inoubliable. Très vite, nous arrivons sur une grande étendue d'eau bordée d'arbres immenses : le Lago Sandoval. Il s'agit d'un bras mort du Madre de Dios qui
s'est trouvé isolé du río suite à un changement d'orientation du courant. Le spectacle est saisissant : notre barque nous paraît bien petite au milieu de ce lac d'un kilomètre sur deux.
Le silence impressionnant n'est troublé que par les cris de singes ou le chant des oiseaux, cachés dans les feuillages touffus de la berge. On entreprend d'en faire le tour à la rame : on croise
en nombre ibis, hérons, tortues... Mais l'animal le plus singulier rencontré est le 
Une petite halte sur la berge
est l'occasion de vérifier que l'homme descend du singe : tentative d'escalade d'un arbre, en passant de liane en liane. Visiblement, nous n'en sommes pas tous au même stade d'évolution... Plus
loin, un mirador installé sur la rive nous permet de surplomber l'ensemble. On s'y arrête pour manger, alors qu'il n'est que 11h, mais nos estomacs commencent à crier hambre. Nous
continuons ensuite notre tour ; le soleil tape fort désormais et c'est avec plaisir que nous nous arrêtons sur une petite plage au bord de l'eau. Baignade ou sieste, selon l'envie de chacun ; ni
anaconda ni caïmans a priori dans cette partie du lac, de toutes façons l'eau n'est pas assez claire pour qu'on les voie approcher et c'est très bien comme ça... Mais le clou du spectacle reste
cette corde amarrée à l'un des cocotiers qui bordent l'eau : au grand concours de Tarzan, c'est le p'tit gars du coin qui gagne. Fredy nous gratifie de jolies pirouettes que Pierre Fulla se
serait fait un plaisir de commenter !





Des tortues se dorent au soleil sur une branche qui
flotte. On aperçoit aussi furtivement quelques caïmans. Nous terminons notre tour vers 13h et on rentre à pied par le même chemin qu'à l'aller : énormément de papillons multicolores, au point que
nous en sommes presque blasés, alors que le moindre d'entre eux, croisé sous nos latitudes, nous laisserait béats d'admiration quelques minutes. Fredy repère pour nous également un
Lever 8h et départ pour l'aéroport
en motocarro. Nous traversons une dernière fois cette ville qui, bien qu'assez moche, nous laisse quand même une impression bien sympathique. Et c'est avec un petit pincement au coeur
que l'on voit peu à peu s'éloigner les toits en tôle ondulée de Puerto Maldonado. A notre arrivée dans le hangar... euh... l'aérogare, nous sommes un peu seuls : on a respecté scrupuleusement les
consignes qui stipulent d'arriver deux heures avant le décollage. Apparemment, nous sommes les seuls à l'avoir fait et on a donc largement le temps de prendre un petit-dej., en attendant
l'ouverture des premiers guichets d'embarquement.

En fait il s'agit d'un grand ensemble
colonial de trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite au centre, à gauche la Sagrada Familia et à droite la Iglesia del Triunfo. On constate, comme dans la
plupart des églises de la région, la présence de symboles empruntés à la
On repasse à l'hôtel chercher nos sacs et on
prend le taxi pour aller au terminal terrestre. On grimpe dans le car vers 21h45, encore sous le charme de l'hôtesse du guichet d'embarquement. Le bus est assez luxueux : les sièges (semi
cama) s'allongent presque à l'horizontale et comportent tous un repose-pieds. Par contre, côté conditions de travail, de l'embarquement des bagages au changement des DVD, chez San Martin (la
compagnie de bus), c'est le chauffeur qui fait tout ! On se régale avec nos sandwichs de luxe à la française et on est sur le point de s'endormir lorsqu'on nous passe un film étatsunien très
débile (à base de clichés sur les Européens) qui nous tient éveillés bien malgré nous, l'écran étant à 50 cm de nos yeux ! On finit par sombrer dans le sommeil vers minuit et demi.
La veille, nous avions repéré dans un de nos guides un hôtel, la pension Thelma,
tout près de la Plaza de Armas. On prend donc un taxi qui nous emmène directement du terminal terrestre à l'hôtel en question. La ville est à première vue beaucoup plus grande que Cusco
(Arequipa est la deuxième ville du Pérou après Lima) et le plan de ville semble assez simple : de grandes avenues rectilignes qui se croisent à angle droit. Nous arrivons à la porte de l'hôtel à
6h, mais on a beau sonner, pas de réponse. On décide donc de patienter en allant prendre un petit-déjeuner sur la Plaza de Armas au soleil levant et de retenter notre chance un peu plus
tard.
des arcades nous tendent les bras pour un petit-dej dans un
cadre exceptionnel ! La place s'anime peu à peu : déjà des hommes d'affaire pressés s'activent. Le niveau de vie semble ici un peu plus élevé qu'à Cusco, ce qui se confirmera lorsqu'on
paiera la note du petit-dej.
C'est un peu plus cher que la moyenne (250 NS / pers. pour les 3 jours), mais leur offre paraît un peu
différente de ce qu'on a pu voir ailleurs. On se décide donc pour cette option, en prévoyant un départ le surlendemain, de manière à pouvoir visiter Arequipa tranquillement.
De sa construction au XVIe siècle jusqu'au XIXe, les
religieuses y avaient une vie très libre : elles avaient la possibilité de recevoir du monde, de vivre à plusieurs par cellule (la colocation de l'époque) et chacune pouvait disposer de servantes
(jusqu'à quatre !). Le couvent accueillait essentiellement des filles issues de l'aristocratie espagnole et le mobilier des chambres était la plupart du temps d'une grande valeur. Suite à la
visite de 
C'est pour nous l'occasion de croiser toutes sortes de vendeurs ambulants, tous plus
improbables les uns que les autres : outre les cireurs de chaussures bien répandus dans tout le pays, on croise des vendeurs de rue spécialisés dans la vente de lacets, de paillassons, de
lunettes de vue, d'appareils auditifs... On récupère notre linge (propre !) et, en passant devant l'Alliance Française, Florent repère un cycle cinéma en cours consacré à François Truffaut. Notre
occupation de début de soirée est toute trouvée : nous irons voir "L'amour en fuite", film avec Dorothée "pour la première fois à l'écran". Pas la dernière, heureusement... ou pas !